Contexte
La cinquième édition du Symposium du MAEP sur la jeunesse a réuni plusieurs centaines de jeunes Africains au siège du Parlement panafricain, autour du thème « Jeunesse et gouvernance : de la promesse à la prospérité ». Dans un contexte continental marqué par la multiplication des mouvements de contestation, le symposium visait à mieux entendre la voix d'une jeunesse qui réclame sa place à la table des décisions. J'y ai pris part sur invitation d'EPD, avec un double rôle.
Mission
D'une part, intervenir comme grand témoin — apportant, en aîné, une lecture critique et distanciée des aspirations de la jeunesse africaine, sans jamais juger. D'autre part, assurer la couverture éditoriale de l'événement à travers la production d'une analyse et de contenus vidéo.
Tâches exécutées
- Participation comme grand témoin aux deux journées de discussions, avec une lecture réflexive des enjeux de gouvernance, d'emploi et de participation des jeunes.
- Suivi de l'ensemble des sessions, entretiens avec plusieurs jeunes participants et recueil de leurs témoignages.
- Rédaction et publication d'un article d'analyse approfondi (constats de terrain croisés avec des données Afrobarometer, enjeux de démocratie substantive, libération de l'espace numérique, dialogue intergénérationnel) sur mon blog.
- Production d'une vidéo de couverture diffusée sur les plateformes de la Youth Democracy Cohort.
- Restitution des recommandations issues des sessions parallèles (Youth Democracy Cohort, Afrobarometer) à destination de l'Union africaine et des organisations d'intégration régionales.
Compétences mobilisées
Analyse politique et de gouvernance · connaissance des dynamiques de mobilisation sociale · journalisme d'analyse · production vidéo · gestion des réseaux sociaux · vulgarisation de données · esprit critique et prise de recul · restitution et synthèse · couverture d'événements internationaux.
Retour d'expérience
Ce symposium a mis en lumière un sentiment aussi diffus que puissant : la jeunesse africaine ne veut plus attendre. Endosser à la fois le rôle de grand témoin et celui de journaliste m'a permis d'articuler deux postures qui me définissent — l'analyse distanciée et la restitution rigoureuse. Mon article en a tiré trois lignes de force : l'urgence d'un dialogue intergénérationnel franc, l'impératif de libération de l'espace numérique comme dernier espace d'expression des jeunes, et la nécessité de structurer leur participation politique comme un droit, non comme une faveur. Une expérience qui incarne pleinement mon engagement à réduire le fossé de confiance entre la jeunesse africaine et ses dirigeants, au service d'une démocratie substantielle.